Réparer ensemble, au lieu de jeter 

Pascal LEPOUTTE - L'Avenir - Mardi 3 septembre 2019

F ormatrice en couture, Catherine Watteyne (à droite) particip e à des Repair cafés où on apprend par exemple à réparer et entretenir sa machine.Com
Une Frasnoise a décidé de lancer un Repair café dans l’entité. Elle n’attend plus que l’un ou l’autre technicien bénévole pour se lancer.
«Avec quatre personnes, une couturière et trois techniciens, je démarre… », annonce, bille en tête, Catherine Watteyne, qui vient d’acter les candidatures de deux premiers volontaires.
Celle qui exerçait la profession de formatrice en couture/stylisme a quitté le Brabant wallon pour s’établir sur les monts frasnois il y a trois ans: «J’avais décidé qu’à mon départ à la retraite, je consacrerais du temps, bénévolement, à quelque chose.» Elle a donc mis son savoir-faire au service de plusieurs «Repair cafés», ces endroits où on va faire réparer, au lieu de les jeter, des objets en panne encore utilisables.
Pas un commerce
La Frasnoise, qui a côtoyé là-bas « des gens avec plein de talents dans les mains», a eu envie de proposer ce nouveau service dans sa commune d’adoption, où une partie de la population est déjà demandeuse, soit pour éviter le gaspillage ou parce qu’elle n’a pas toujours 80 ou 90 euros à consacrer à une réparation
Dans un premier temps, Catherine lance donc un appel à des techniciens bénévoles un peu expérimentés, des passionnés de bricolage, de mécanique, d’électronique… Qui, avec leurs doigts en or, pourront tester, démonter et remettre en état un appareil défectueux, de la radio au grille-pain en passant par la tablette ou la machine à coudre.
On pourra aussi aller faire réparer ou retoucher des vêtements. Tout en apprenant comment procéder… Car pas question de déposer un objet abîmé en ne revenant qu’une fois qu’il fonctionne à nouveau: «Les personnes participent à la réparation, donnent si possible un coup de main.»
Un lieu de sociabilité
Le Repair… café ouvre ses portes à fréquence régulière, dans un lieu convivial disposant d’un petit bar où on peut prendre un verre, un café… Pour lier connaissance ou, par exemple, s’intégrer plus facilement dans le cas de nouveaux habitants. Et aussi parce que les bénéfices, comme les sous déposés dans le cochon-tirelire quand on est satisfait servent à acheter du matériel, un peu d’huile, de nouveaux outils, etc.
«Mais on ne veut surtout pas prendre le métier d’un autre. D’ailleurs, on redirige régulièrement les gens vers des magasins spécialisés», précise Catherine, qui cherche aussi un local, puisque le Repair café pourrait être très vite opérationnel: « Je compte demander à la Commune si elle ne peut pas mettre, une fois par mois, un espace public à notre disposition. Un dimanche après-midi, par exemple, de manière à toucher le plus de monde possible.» La transmission est essentielle, conclut celle qui pense que beaucoup de techniciens hésitent à partager leurs savoirs « afin de protéger leur travail. »
Les bénévoles intéressés peuvent contacter Catherine Watteyne au 0473/94 84 67 cathywatt1855@gmail.com